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Michel Foucault, Sur l’archéologie des sciences (1968)[1]:

aucun livre ne peut exister par lui-même; il est toujours dans un rapport d'appui et de dépendance à l'égard des autres; il est un point dans un réseau; il comporte un système d'indications qui renvoient - explicitement ou non - à d'autres livres, ou à d'autres textes, ou à d'autres phrases.

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Par archive, j’entends d’abord la masse des choses dites dans une culture, conservées, valorisées, réutilisées, répétées et transformées. Bref toute cette masse verbale qui a été fabriquée par les hommes, investie dans leurs techniques et leurs institutions, et qui est tissée avec leur existence et leur histoire. Cette masse de choses dites, je l’envisage non pas du côté de la langue, du système linguistique qu’elles mettent en œuvre, mais du côté des opérations qui lui donnent naissance. (…) C’est, en un mot, (...) l’analyse des conditions historiques qui rendent compte de ce qu’on dit ou de ce qu’on rejette, ou de ce qu’on transforme dans la masse des choses dites.


  1. in: Dits et écrits I.- 2004, p. 730